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Favoriser l’acceptation par la compréhension : les Programmes d’autisme de St.Amant tissent des liens avec les élèves

23 juillet, 2026

Pour créer un avenir plus inclusif, il faut commencer par aider les jeunes à comprendre et reconnaître les différences.

C’est l’approche adoptée dans le cadre d’une série de présentations en classe récemment animées par Brendan Boehr et Allyson Locke, coordonnateurs de l’enseignement et de la formation, avec le soutien de Carly Thiessen, gestionnaire principale des services cliniques pour les Programmes d’autisme de St.Amant. Ensemble, ils ont parlé d’autisme, neurodiversité, acceptation et inclusion avec des élèves allant de la maternelle à la 8e année.

L’occasion s’est présentée lorsque des écoles nous ont contactés pour demander du soutien ainsi que des cours sur l’autisme et la neurodiversité. Bien que les Programmes d’autisme de St.Amant dispensent depuis longtemps des conseils aux parents, professionnels et organismes communautaires, faire des présentations directement pour des élèves a été une nouvelle expérience.      

« Nous avons déjà eu des demandes comme celle-ci avant. Ces dernières années, nous avons redoublé nos efforts pour approfondir notre compréhension des soins affirmatifs et du modèle social de l’incapacité. Nous nous sentions prêts à participer à ces conversations et à aider les élèves à mieux comprendre ce qu’est la neurodiversité. »

Pour l’équipe, la possibilité d’échanger avec les enfants à un jeune âge est particulièrement significative.

« Pour apporter des changements au sein de la société, commencer par les enfants est logique, » dit Carly. « Quand les jeunes apprennent que les différences sont simplement des différences, que ce n’est pas quelque chose à craindre ou juger, ils transmettent cette compréhension à leurs amis, camarades de classe et communautés. »

Apprendre que tout le monde vit le monde différemment

Plutôt que de se concentrer sur un format de présentation traditionnel, Brendan et Allyson ont encouragé les élèves à participer à des activités pratiques ainsi qu’à des discussions.

Une de ces activités proposait aux élèves qui le souhaitaient de toucher différents éléments sensoriels cachés, notamment du slime, du sable cinétique, une étoffe en microfibres et une peluche. Pendant que les élèves réagissaient aux différentes textures, leurs camarades de classe ont rapidement remarqué que les préférences variaient d’une personne à l’autre.  

Certaines personnes aimaient la sensation visqueuse, alors que d’autres retiraient immédiatement leurs mains. La même matière peut provoquer des réactions complètement différentes.

« Le but était de montrer que nos réactions aux expériences vécues se produisent naturellement, » dit Brendan. « On ne choisit pas ce qui nous met à l’aise ou non. Ce qu’on peut choisir, c’est la manière dont nous réagissons et soutenons les personnes qui nous entourent. »

L’activité est devenue un point de départ pour les conversations sur les expériences sensorielles, les préférences personnelles et la multitude de façons dont les gens interagissent avec le monde.

Les élèves ont répondu à des questions sur des expériences du quotidien, comme s’ils préfèrent sauter d’un coup dans une piscine ou entrer dans l’eau petit à petit, ou s’ils préfèrent que leurs aliments soient mélangés ou séparés. Ces exemples ont permis de montrer que tout le monde vit les choses différemment. 

« Parfois, l’inclusion signifie inviter une personne à participer d’une façon qui lui convient. »

Tout au long des présentations, l’objectif dépassait le fait de simplement comprendre l’autisme. L’objectif était d’aider les élèves à réfléchir à la notion d’acceptation et d’inclusion d’un point de vue pratique.

Les discussions ont abordé la manière dont les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme communiquent, jouent, apprennent ou régulent différemment leurs émotions. Les élèves ont été encouragés à réfléchir à la manière dont ils pourraient créer un milieu accueillant pour des camarades de classe ayant des préférences ou besoins différents.   

« On a parlé du fait que chaque personne a sa façon de se calmer, » explique Brendan. « Certaines personnes aiment les endroits calmes. Certaines aiment le mouvement. D’autres se balancent, tournent sur elles-mêmes ou adoptent des comportements répétitifs. Ces différences sont normales. »

Les élèves ont aussi discuté de l’importance de respecter les différents types de jeu et de communication.

« Si quelqu’un ne veut pas jouer de la même façon que toi, ça ne veut pas dire que cette personne ne veut pas être en ta présence, » dit Brendan. « Parfois, l’inclusion signifie inviter une personne à participer d’une façon qui lui convient. »

Une autre leçon importante reposait sur le fait de proposer son soutien de manière respectueuse.

« On a parlé du fait de poser la question avant d’aider, » dit Brendan. « Une aide qui n’est pas voulue n’est pas toujours utile. »

Un des aspects les plus marquants des présentations a été le degré de participation des élèves.  

Beaucoup d’entre eux ont parlé avec enthousiasme de leurs propres expériences et de leurs stratégies pour gérer le stress ou être calmes. Certains élèves ont parlé du fait de lire des livres dans des endroits calmes, d’autres de passer du temps dehors ou avec des animaux. 

« Quand les différences ne sont pas perçues comme étant quelque chose de négatif, les enfants se sentent à l’aise d’en parler librement et respectueusement. »

Un élève a expliqué que passer du temps avec des vaches l’aide à se sentir détendu et compris.

Ces exemples personnels ont renforcé l’un des principaux messages de la présentation : ce qui fonctionne pour une personne ne fonctionne peut-être pas pour une autre.

Dans une salle de classe, les élèves ont fait preuve d’une compréhension particulièrement profonde de la neurodiversité et de l’inclusion. Brendan se souvient qu’on lui a demandé s’il avait un THADA ou le syndrome de Tourette. 

« Ce qui m’a surpris, c’est à quel point la conversation était naturelle, » dit-il. « Il n’y avait pas de jugement porté. L’élève a simplement observé une différence et a exprimé sa curiosité. »

Pour Carly, des moments comme celui-ci montrent à quoi l’acceptation peut ressembler concrètement.

« Quand les différences ne sont pas perçues comme étant quelque chose de négatif, les enfants se sentent à l’aise d’en parler librement et respectueusement », dit-elle.

« Une belle communauté accorde de l’importance aux personnes telles qu’elles sont et leur apporte le soutien dont elles ont besoin pour s’épanouir. »

Au bout du compte, Brendan et Carly espèrent qu’après les présentations, les élèves sont repartis en ayant une compréhension simple, mais forte de sens : chacun de nous vit différemment le monde et ces différences méritent d’être respectées.

« On ne choisit pas la manière dont nous réagissons naturellement à différentes expériences, » dit Brendan. « Ce que nous pouvons choisir, c’est la manière dont réagissons aux besoins et expériences des autres. »

Carly est convaincue que ce message ne se limite pas à la salle de classe.

« Une belle communauté accorde de l’importance aux personnes telles qu’elles sont et leur apporte le soutien dont elles ont besoin pour s’épanouir, » dit-elle.

En engageant des conversations sur l’autisme, la neurodiversité et l’inclusion à un jeune âge, les Programmes d’autisme de St.Amant espèrent bâtir des communautés scolaires où chaque élève se sent accepté, respecté et compris.

Parce que l’acceptation commence par la compréhension, et que la compréhension commence souvent par une conversation.