22 septembre, 2025
Quelques mois à peine après son arrivée à St.Amant, Babatunde Oyeyemi joue déjà deux rôles importants : soutenir directement les gens en tant que PSD (professionnel du soutien direct) et aider à diffuser des histoires en tant que stagiaire au service des communications. Son parcours depuis le Nigeria dans le domaine de la logistique à celui du développement communautaire au Canada montre comment les compétences et le cœur peuvent ne faire qu’un pour vraiment changer positivement les choses.
Marcel Fisette de l’équipe du service des communications a pu récemment s’entretenir avec Babatunde et en apprendre davantage sur son parcours.
Marcel : Babatunde, merci de prendre le temps de discuter avec moi. Commençons par le début. Peux-tu nous raconter ton histoire professionnelle et ce qui t’a par la suite amené à St.Amant? Qu’est-ce qui t’intéresse le plus ici?
Babatunde : Chez moi, au Nigeria, j’ai travaillé comme vérificateur de documents et dans le domaine de la logistique. Cela m’a appris énormément sur l’organisation et la discipline, mais la communauté est l’aspect auquel j’ai vraiment attaché de l’importance. Quand je suis arrivé au Canada, cet esprit communautaire est devenu encore plus fort. Je voulais donner à mon tour d’une façon qui me tenait à cœur, et devenir professionnel du soutien direct m’a permis de le faire. Ce qui m’intéresse le plus c’est de voir les gens atteindre leurs objectifs, petits ou grands, et de lire la joie sur leur visage quand ils le font. Cette joie est ce qui m’a attiré à St.Amant.
Marcel : C’est merveilleux. Depuis combien de temps es-tu ici et quels rôles as-tu occupés jusqu’à présent?
Babatunde : Je ne suis ici que depuis deux mois, mais je me sens déjà chez moi. J’ai commencé en tant que PSD, concentrant mon travail sur les gens que nous soutenons. Et, plus récemment, j’ai commencé un stage avec l’équipe du service des communications. J’aide à créer et modifier du contenu, rédiger des articles, gérer les réseaux sociaux et de manière générale à m’assurer que l’équipe reste organisée. C’est tout un apprentissage, mais cela m’a permis de combiner mon amour pour les gens à ma passion pour la narration.
Marcel : Décris-moi une journée ordinaire pour toi, sachant que tu as ces deux rôles?
Babatunde : En tant que PSD, habituellement ma journée commence par un échange avec les personnes que nous soutenons. Je vais les voir et leur demande comment elles vont et ce qu’elles aimeraient faire aujourd’hui. Ce qui compte c’est de commencer par leurs choix et leurs opinions. En tant que stagiaire en communication, ma journée commence souvent par une réunion d’équipe lors de laquelle on se répartit les tâches. Ensuite, il se peut que je rédige un article, modifie du contenu ou crée des publications pour les réseaux sociaux. Ce sont deux rôles très différents, mais ils me donnent tous les deux le sentiment d’être utile.
Marcel : Qu’est-ce qui fait que tu restes motivé jour après jour?
Babatunde : Sincèrement, ce sont les sourires. C’est qui me donne cette motivation. Pour moi, la réussite ne se résume pas à cocher les cases d’une liste, il y a une dimension plus humaine : qu’une personne ait confiance en elle, ait le sentiment d’être soutenue et incluse. Quand je vois sourire les personnes que nous soutenons parce qu’elles ont accompli quelque chose qui leur tenait à cœur, c’est un rappel que même les petits efforts peuvent faire toute la différence. Ces moments sont source de motivation.
Marcel : C’est super. Pourrais-tu nous faire part d’un moment qui t’a marqué?
Babatunde : Mon tout premier jour en tant que stagiaire au service des communications m’a vraiment frappé. J’ai été accueilli très chaleureusement, comme si nous étions une famille depuis 20 ans. Cela m’a tout de suite mis en confiance. Un autre moment marquant pour moi a été celui passé avec un client que j’appellerai M. Au début, il été vraiment réservé. Mais au fil du temps, on a tissé un lien de confiance. Je n’oublierai jamais le jour où il s’est ouvert et a exprimé ses objectifs personnels. Le soutenir et le voir gagner en confiance représentent quelque chose d’inoubliable. Ces deux moments, la manière dont l’équipe m’a accueilli et mon lien avec M, me rappellent pourquoi ce travail importe autant.
Marcel : C’est touchant. Si tu pouvais mettre en avant un coéquipier, qui serait-ce et pourquoi?
Babatunde : Je choisirai sans aucune hésitation Amanuel Hagos. Je l’appelle « main tendue » parce qu’il est toujours encourageant, respectueux et il aime collaborer. Un jour, j’avais du mal à réaliser une tâche pour le service des communications et Amanuel m’a patiemment guidé, étape par étape, pour y parvenir. Il n’a pas fait qu’expliquer, il m’a encouragé. Sa passion pour les personnes que nous soutenons et l’enthousiasme dont il fait preuve pour encourager les autres sont pour moi une grande source d’inspiration.
Marcel : Terminons par quelque chose d’amusant. Si tu pouvais poser une question aux lecteurs dans les commentaires, laquelle serait-ce?
Babatunde : Je leur demanderais : « Quel petit geste de gentillesse ou de soutien a eu beaucoup d’effet sur votre vie? » Je pense que c’est une question simple, mais elle nous amène à réfléchir à quel point les petites choses sont importantes.
Marcel : Avant de clore cette conversation, aimerais-tu ajouter quelque chose sur ton parcours ou tes espoirs quant à ton avenir à St.Amant?
Babatunde : Oui, je sens que ce n’est que le début pour moi. J’ai déjà tellement appris en tant que PSD et stagiaire en communication. J’espère poursuivre mon développement ici, améliorer mes compétences en soutien direct et en narration, pour que je puisse donner encore plus en retour à la mission et aux personnes incroyables que nous servons.
L’histoire de Babatunde nous rappelle que ce ne sont pas toujours les grands gestes qui importent pour faire une différence dans la vie des gens, mais aussi les petits moments de confiance, d’attention et d’échange de la vie de tous les jours. Son parcours montre qu’associer le cœur aux compétences peut renforcer la communauté de St.Amant et être une source d’inspiration pour toutes et tous.







