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Stratégies de corégulation – L’approche NEST

12 août, 2026

Stratégies de corégulation – L’approche NEST

Quand une personne a un accès de colère, c’est un moment qui peut lui faire peur, et l’aider à se sentir en sécurité est très important. Quand elle passe en mode survie, elle n’arrive pas à réfléchir de manière logique. Pendant cette phase, ce que nous faisons pour aider peut être perçu comme étant une menace. Voici donc une approche qui, si mise en œuvre efficacement, pourrait aider une personne à se calmer.  

N pour Nourrir – Choses à essayer

  • Soyez calme (expression du visage et ton de voix neutres)
  • Projetez l’image que tout va bien aller. Si vous paraissez calme, la personne ressentira ce calme et sera rassurée en raison du phénomène de réplication. Évitez le contact visuel direct. N’oubliez pas que les gestes peuvent être mal interprétés.
  • Utilisez des distractions (l’activité physique peut être utile comme « relâchement physique » des émotions, des pauses d’activité physique, etc.)
  • Soyez attentif à la distance physique, enlevez les éléments déclencheurs, diminuez le nombre de demandes, faire sortir les autres personnes (leur présence peut parfois rendre menaçant même le soutien approprié).

L’apprentissage se fait quand les gens sont calmes, donc il est vivement conseillé de diminuer le nombre de demandes et d’assouplir les règles pendant cette période.

« Quand une personne est en train de se noyer, ce n’est pas le meilleur moment pour lui apprendre à nager » – David Pitonyak

Il faut au moins 45 minutes pour qu’une personne se calme, mais c’est souvent beaucoup plus long.

E pour Empathie

Si une personne éprouve des difficultés ou est en phase de crise, il est important de présumer qu’il y a une raison et d’essayer de comprendre son point de vue.

Si on se concentre uniquement sur ce qu’on veut et ce qu’on estime être un comportement acceptable sans tenir compte du point de vue / des besoins de la personne, on n’arrive jamais à réellement répondre à leurs besoins. Tout le monde est différent et a besoin de différentes choses pour s’épanouir, donc le fait de prendre le temps de comprendre les besoins propres à cette personne est extrêmement important.

Question initiale. Pour qu’une personne se sente écoutée, il est important à ce moment précis de ne pas proposer de solutions ni de juger. Exemple de phrases : « J’ai vu que… Est-ce que je peux aider? », « Veux-tu en parler? ».

« L’empathie, c’est accepter d’être vulnérable, car pour établir un lien avec toi je dois établir un lien avec quelque chose en moi qui connaît ce sentiment. Ce qui rend quelque chose meilleur, c’est le lien » – Brene Brown

Comprenez plus. Quand une personne exprime son point de vue, le fait de reformuler et de poser des questions pour clarifier peut être utile.

S pour Savoir mettre en contexte

Il faut montrer à la personne que ce qu’elle ressent est important pour nous, mais il faut aussi lui expliquer le point de vue des autres pour qu’elle comprenne vraiment bien la situation, si la situation est le résultat d’un malentendu.

Exemple de phrase pour entamer le processus de réflexion : « Je me demande si… »

Comment le problème l’affecte : ça affecte TOUJOURS la personne d’une manière ou d’une autre, donc assurez-vous de mentionner le problème pour lui montrer que vous vous souciez d’elle. 

Comment le problème affecte les autres : pour cela, parlez aux autres personnes pour comprendre leur point de vue. Il est important de leur montrer que nous sommes là pour elles et que nous voulons travailler avec elles.

T pour Travail d’équipe

Question initiale. Laissez la personne proposer en premier une solution, mais n’oubliez pas que c’est un travail d’équipe donc vous devriez le faire ensemble. Exemple de phrase : « Je me demande s’il y aurait une façon… » 

Ne faites pas endosser toute la responsabilité à cette personne. Il est probable que d’autres personnes impliquées dans la situation aient elles aussi besoin de faire des choses différemment.   

Connexion avant correction

Un enfant qui perd ses moyens réagit à un stress dont il n’arrive pas à déterminer la source ou qu’il ne peut pas communiquer.

Quand on l’aide, on peut dire quelque chose comme : « Tu es un gentil enfant qui traverse un moment difficile. Je suis là. On va y arriver. » 

N’oubliez pas que ça prend du temps pour quelqu’un qui perd ses moyens de redevenir complètement calme. Si on s’attend à ce qu’un enfant s’autorégule ou se calme rapidement, cela pourrait avoir un effet négatif sur la situation.

« La voix d’un parent deviendra le discours intérieur d’un enfant » – Dre Becky (Good inside)

Source : Understanding Meltdowns [uniquement en anglais ou cliquez droit sur la page>translate]